Bonjour Nathalie, tout d’abord peux-tu te présenter brièvement ?
Je travaille chez Mec en tant que directrice générale des communications et du marketing. J’ai deux garçons de 13 et 16 ans. J’aime être dehors et je profite de tout ce que Vancouver a à offrir et notamment beaucoup de ski en hiver.
Quand t’es-tu mise à la course à pied ?
Je cours depuis plus de 30 ans, j’ai commencé à l’Université et notamment aux USA où bien avant l’Europe le jogging était « in ». Ici à Vancouver je cours dans le Pacific Spirit Park, où les chemins sont époustouflants de beauté, les arbres immenses et où j’ai toujours énormément de plaisir.
Comment en es-tu venue à faire le Marathon de New York ? J’ai fait plusieurs semi-marathons (Paris, Tofino, Catalina Island) et surtout le semi-marathon du Mont Blanc à Chamonix, le plus beau à mon avis, mais je n’avais jamais pensé à faire un marathon. Ce sont en fait mes sœurs qui m’ont décidée, elles sont à Paris, moi à Vancouver et on a trouvé que c’était un beau projet d’amitié entre sœurs. Comme ma voisine voulait aussi le courir, nous nous sommes entrainées ensemble.
Pourquoi ?
J’avais besoin d’un vrai challenge, j’avais déjà fait cela il y a pas mal d’années quand j’avais un job encore plus prenant. C’est une façon de ne pas faire que travailler !!
Quel entraînement préparatoire as-tu suivi ?
Instinct : course à pied, mais aussi cross training.
J’ai été blessée trois semaines pour un claquage au mollet, au moment le plus crucial en septembre. J’ai gardé le moral et me suis mis à nager tous les jours.
Quelle a été ta préparation diététique les semaines précédentes ?
Je mange toujours plutôt sainement, j’ai commencé à accentuer les pâtes 2,3 semaines avant et toute la semaine qui a précédé le marathon, je n’ai mangé que des pâtes.
Comment fais-tu pour gérer ton entraînement et garder la forme tout en ayant une carrière exigeante et une vie de famille bien remplie ?
En fait, je n’ai pas poussé trop l’entraînement, ainsi je crois que ça n’a pas gêné ma famille. C’était l’été, les jours sont longs et je n’ai jamais couru plus de trois fois par semaine. Une grande course le dimanche matin (meilleur souvenir 3h à faire tout le tour de Vancouver) un entraînement fractionné le mardi soir et le jeudi matin avant d’aller travailler. Le cross training a été important. Je suis allée travailler en vélo 3 fois par semaine et nager deux fois. Mes enfants sont grands, non vraiment c’est passé assez facilement. J’ai commencé début Juillet.
Quels sont tes trucs les plus simples pour garder la forme ?
J’essaie d’être régulière, et (gros handicap) je dois dormir pas mal. Je me dis que vieillir n’est pas une fatalité et qu’on peut être bien à tout âge et je garde en tête le fameux Fifty, Fit and Fabulous !
Le marathon de New York est à la fin octobre, il fait donc froid, comment on se prépare à cela ?
Quand on a travaillé comme moi toute sa carrière dans le domaine du sport et de l’outdoor, on est sur-équipé et je disposais de toutes les couches , pour un temps doux, frais, froid, ou glacial. Quand on court, on n’a pas vraiment froid de toute façon. Le problème du marathon de New York est l’attente, car 42 000 personnes courent et bien sûr nous étions dans les dernières à partir ; nous avions chacune au moins deux ou trois couches de vieilles laines polaires et un vieux coupe-vent que nous avons donné au profit des sans-abri juste avant de partir.
Quelles sont les réelles difficultés que tu as rencontrées ?
Il faut vraiment avoir de la volonté et être avec mes sœurs m’a aidé. Elles m’ont rattrapée au mile 18 et m’ont dit de ne pas penser et de me mettre en mode « machine » courir sans ne plus penser à rien.
Qu’est-ce que la participation au Marathon de New York signifiait pour toi ?
C’était vraiment une façon de me dépasser, une leçon de volonté et je suis contente d’avoir fait cela avec mes sœurs, on en a épaté plus d’un !!
Quelles sont les émotions qui t’habitaient pendant le marathon ? Et après ?
Pendant, j’étais très émue de voir tous ces gens nous encourager sans arrêt, les gens criaient mon nom, me disaient bravo, c’est bien . Beaucoup d’émotion tout au long de la course.
Après une incroyable joie, j’avais envie de le crier sur le toit, car vraiment j’étais fière.
Qu’est-ce que tu as retiré de l’expérience ?
L’envie de continuer à me dépasser et le désir d’avoir d’autres projets.
Le après le marathon est plus dure, on ressent vraiment un vide.
Quel sera ton prochain défi?
J'envisage de me joindre à un ami pour la traversée des Alpes...à suivre!




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