Il y a quelques semaines à peine, j’étais toujours sous le soleil de San Francisco. C’est une ville splendide campée dans un cadre fabuleux. Toutefois, ce qui m’a frappé le plus durant mon séjour, c’est que cette ville tonique ne rigole vraiment pas avec la protection de l’environnement et s’impose comme une métropole résolument avant-gardiste. Comme dans la plupart des villes, on trie les déchets et on y trouve des bacs à recyclage, mais aussi des bacs à compost. Eh oui, depuis quelques années, les citoyens et les restaurateurs sont obligés de composter. Les personnes qui jettent leur marc de café ou leur pelure de banane aux poubelles risquent de recevoir une amende de 100 $. Dans les restaurants, les contenants en styromousse et en plastique sont proscrits. Les commerçants qui se font pincer risquent de payer 500 $.
Un modèle à suivre
Saviez-vous que Twitter a été créé à San Francisco en 2006? Pas étonnant que San Francisco soit la première ville qui permet à ses citoyens de se plaindre en envoyant des « gazouillis » pour donner leur avis sur la propreté, le bruit, etc.
Selon Treehugger, San Francisco domine le palmarès des « top-10 » villes américaines en matière d’emplois « verts » grâce à plus de 42 000 postes dans le secteur de l’écologie.
Pour continuer dans les palmarès, voici mon « top-5 » du San Francisco écolo.
1. Prendre un taxi vert
De l’aéroport, j’ai pris un Green Cab pour me rendre jusqu’à mon hôtel. Green Cab est une compagnie de taxi qui a été fondée en avril 2007 avec un seul véhicule, soit une Toyota Prius hybride. Aujourd’hui, une soixantaine de chauffeurs roulent en véhicules hydrides dans les artères remuantes de la ville. Green Cab est également carboneutre, car elle achète des crédits de carbone à Carbonfund.org. Selon Athan Rebelos, le directeur de Green Cab, la compagnie a choisi de s’installer près d’une gare de train pour encourager ses chauffeurs à utiliser leur vélo ou à profiter des transports en commun.
Taxi hybride
2. Dormir dans un hôtel certifié LEED
J’ai eu la chance de faire dodo au Orchard Garden Hotel, premier établissement hôtelier en Californie et troisième aux États-Unis à recevoir la certification LEED de l’US Green Building Council. L’établissement utilise des produits nettoyants écologiques, du papier recyclé et de l’encre à base de soja. Les pensionnaires peuvent gérer l’éclairage des chambres de façon intelligente au moyen d’une carte magnétique qui permet des économies d’énergie de l’ordre de 30%!
Orchard Garden Hotel
3. Profiter des transports « hors du commun »
Pour mes déplacements en ville, j’ai opté pour l’excellent réseau de transport qui comprend les cable cars, les autobus hybrides et électriques, les trolleybus, les tramways et le métro. En 2009, la ville a lancé une autre initiative écologique en mettant en place une série d’abribus fonctionnant à l’énergie solaire. D’ici 2013, environ 1100 abribus dotés d’un toit comportant des cellules photovoltaïques seront installés aux quatre coins de San Francisco. L’énergie produite alimente l’éclairage DEL, le routeur Wi-Fi et le système de téléphonie de l’abribus. Le surplus d’énergie est tout simplement transféré vers le réseau électrique de la ville.
Centre-ville de San Francisco
4. Manger dans un restaurant éco-responsable
Parmi les restaurants dans lesquels j’ai cassé la croûte, j’ai eu un coup de cœur pour l’Urban Tavern. Situé près de Union Square, ce resto sert principalement de délicieux plats biologiques préparés avec des produits trouvés à moins de 100 milles de la ville. Afin de réduire l’utilisation des nouveaux matériaux, les propriétaires ont récupéré les poutres de bois d’une vieille grange abandonnée pour soutenir la charpente du restaurant, tandis que la table principale a été faite de bois provenant d’un noyer californien abattu. J’ai bien aimé la sculpture géante d’un cheval qui a été créée à partir de vieilles pièces récupérées d’une voiture, d’un tracteur et d’une motocyclette.
Salle à manger du Urban Tavern
5. Visiter le Ferry Plaza Farmers Market
Samedi matin, je me suis levé tôt pour me rendre au Ferry Plaza Farmers Market. Pensez au marché Jean-Talon à la puissance 10. Installé près de la baie autour du Ferry Building (un splendide bâtiment construit vers la fin du XVIIIe siècle), cet immense marché bio est couru à la fois par les touristes, les chefs et les citoyens. On y trouve un choix incomparable de fruits, légumes, viandes, fromages, huiles, noix, etc. Devant chaque étal, une affichette indique la provenance des produits (et pas question de dépasser un rayon de 100 miles!). Ce marché est géré par le CUESA (Center for Urban Education about Sustainable Agriculture), une entreprise dédiée à sensibiliser les personnes à l’agriculture « durable » et a promouvoir une production alimentaire « durable ».
Ferry Plaza Farmers Market
Bref, cette ville a de quoi redonner le moral à Steven Guilbeault!
Si vous avez des idées sur des destinations écolos, n’hésitez pas à me les envoyer.






nice post alain, reminds me of my stay in Seattle :)